César, sculpture vendue en vente aux enchères publiques
César (1921-1998)
Compression de capsules, vers 1980
Compression de capsules, vers 1980
Peintre officiel de la Marine, est né à Brest en 1905 et mort à Granville en 1961.
De 1870 à 1950, deux générations d’artistes, venus des quatre coins du monde, sont tombées sous le charme de la conque de Cornouaille. Autour de la cité moyenâgeuse, ville close protégée sur son îlot, étaient rassemblés tous les motifs pour plaire aux artistes amateurs de pittoresque : un superbe patrimoine architectural, une population active de marins, d’ouvrières et de paysans en costumes traditionnels et une importante flottille. Inimaginable aujourd’hui, au début du 20ème siècle, le port a abrité parfois plus de 2000 navires en saison de pêche de juin à octobre et jusqu’à 650 thoniers. Ce spectacle haut en couleur, sons et lumières, émerveille peintres et photographes bien accueillis par la population locale. Naturalistes, réalistes, néo et post-impressionnistes s’y sont côtoyés ou succédés par dizaines. Petits-maîtres sensibles à la vie quotidienne comme Henri Barnoin, à la beauté du port et aux coutumes locales, ils nous ont légué des témoignages des grandes heures de la vie concarnoise au pied des fortifications d’une ville close, quatrième place forte de Bretagne. Ce ne fut certes pas la révolution picturale comme à Pont-Aven, la cité voisine, mais, durant quasiment un siècle, un moment d’état de grâce pour Concarneau.
À l’âge de quinze ans, Barye commença son apprentissage chez un graveur sur métaux. Ainsi s’éveilla la vocation de sculpteur, qu’il confirma en devenant en 1816 l’élève de Bosio. Désirant apprendre le dessin, il entra l’année suivante dans l’atelier de Gros. Si Barye fut, sans conteste, un des plus grands parmi les sculpteurs du XIXe s., son activité de peintre, et plus précisément d’aquarelliste, ne doit pas être négligée. Ses aquarelles représentant des animaux (Louvre) connurent, plus tôt que ses ouvrages de sculpture, la faveur du public. Barye copiait les maîtres au Louvre (Rubens), mais préférait le « modèle vivant ». Il dessinait les animaux au Jardin des Plantes ou dans les ménageries de foire, souvent accompagné de Delacroix, qui l’admirait. Il apportait dans ses recherches un soin de dissecteur, s’appliquant à analyser l’animal jusque dans la structure de ses muscles et de son squelette. Ensuite, il relevait ses croquis à l’aide de calques pour exécuter une œuvre aboutie, retouchée à bien des reprises, surchargeant ses aquarelles d’encre de Chine, de gouache, voire de peinture à l’huile. Par ce procédé et par l’esprit qui le suscitait, Barye s’apparente étroitement aux peintres de Barbizon, avec qui il s’associa à partir de 1841. Dans la forêt de Fontainebleau, il peignit les sites, dans lesquels il libéra les bêtes sauvages étudiées en captivité : paysages d’une pâte un peu lourde et opaque quand ils sont peints à l’huile, au contraire lumineux et chatoyants s’ils sont traités à l’aquarelle, et qu’un sentiment romantique dotait parfois d’un aspect tragique amplifié par une facture tourmentée (les Gorges d’Apremont, le Jean de Paris, Orsay). Barye a laissé en outre quelques rares portraits de ses proches : la Fille de l’artiste (Louvre).