Actualités, Conseils – Expertisez Enchères
Bridget Louise Riley, influencée par Victor Vasarely
Bridget Louise Riley étudie au Royal College of Art de 1952 à 1955. Jusqu'en 1960, sa peinture s'inscrit dans la tradition impressionniste (paysages et figures). L'étude des pointillistes l'amène à expérimenter des juxtapositions de couleurs et, influencée par Victor Vasarely, elle se tourne vers l'abstraction géométrique. Son œuvre tient une place importante dans le mouvement op art des années 1960, notamment introduit par l'exposition The Responsive Eye, New York, en 1965, Bridget Riley exploite les effets du dynamisme optique en créant des motifs complexes en noir et blanc ou en couleurs qui donnent l'illusion du mouvement, de la couleur et du relief. Elle remporte le premier prix à la biennale de Venise de 1968. Parmi ses œuvres majeures, citons Drift No 2(1966) et Nineteen Greys (1968). Ses œuvres ont été l'objet de nombreuses expositions ; notamment à la Tate Britain (2003), au Musée d'art moderne de la Ville de Paris (2008).
François Morellet, art cinétique et art minimal
De l'œuvre de François Morellet, que l'on associe toujours et uniquement à l'art cinétique ou à l'op art, on pourrait dire qu'elle relève d'une abstraction géométrique. Ironie mise à part (ce qu'affectionne beaucoup Morellet), cela est déjà beaucoup. Car se pose immédiatement le bien-fondé de cette double appellation à propos d'une production où l'« abstrait » est sans cesse remis en cause, et où la « géométrie » contredit continuellement l'idée que l'on se fait habituellement d'une science rigoureuse. On pourrait ensuite dire que la caractéristique de cette œuvre, à tout le moins non figurative, est sa conception systématique et son développement par niveaux logiques. Mais là encore, cette logique relève parfois de l'aléatoire le plus invraisemblable. Enfin, et contrairement à tout un courant de l'abstraction moderne et contemporaine, l'œuvre de Morellet est totalement matérialiste et n'aspire à aucune vérité spirituelle ou ontothéologique.
Le Groupe de recherche d’art visuel (GRAV) réunissait Horacio Garcia Rossi, Julio Le Parc, François Morellet, Francisco Sobrino, Joël Stein, Yvaral.
Seuls deux artistes du groupe témoignent encore de cette période : Julio Le Parc et François Morellet, ce dernier s'étant écarté quelque peu de la tendance dominante du groupe, l'art cinétique et lumino-cinétique, pour se diriger vers un art concret épuré qu'il présente aujourd'hui encore (tout récemment à la galerie Kamel Mennour à Paris).
Quelle est la valeur d'un tableau ou d'une sculpture de Julio Le Parc
Figure historique de l'art cinétique, l'Argentin Julio Le Parc, né en 1928 à Mendoza, vit et travaille à Cachan. Après s'être formé à l'académie des Beaux-Arts de Buenos Aires, il effectue son premier voyage à Paris en 1958. Là, il rencontre la galeriste Denise René et l'artiste Victor Vasarely dont, la même année, il a découvert les œuvres en compagnie de ses compatriotes Garcio-Rossi et Sobrino au musée des Beaux-Arts de Buenos Aires. Avec Sobrino puis Morellet, Le Parc met au point un système unitaire régissant la surface, les formes et les couleurs, ainsi que leurs relations au plan du tableau : l'élaboration des peintures, de facture neutre, repose sur la répétition et la combinaison de motifs géométriques limités à leurs débuts aux trois non-couleurs (noir, blanc et gris ; Rotation de Carrés, 1959), et étendus à partir de 1969 aux quatorze couleurs du prisme chromatique (Série 29 1/1-1/1, 1970). Fasciné par les qualités plastiques et l'instabilité de la lumière, Le Parc réalise ses premières expérimentations en 1960 : des mobiles qu'il dispose dans de petites boîtes ou sur des panneaux de couleur unie afin d'observer l'action de l'éclairage artificiel sur la perception de la forme (série des Continuels-mobiles, 1960), des projections lumineuses, des rayons de lumière en mouvement, etc.