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François Morellet, art cinétique et op art

François Morellet, art cinétique et op art

François Morellet, art cinétique et art minimal

De l'œuvre de François Morellet, que l'on associe toujours et uniquement à l'art cinétique ou à l'op art, on pourrait dire qu'elle relève d'une abstraction géométrique. Ironie mise à part (ce qu'affectionne beaucoup Morellet), cela est déjà beaucoup. Car se pose immédiatement le bien-fondé de cette double appellation à propos d'une production où l'« abstrait » est sans cesse remis en cause, et où la « géométrie » contredit continuellement l'idée que l'on se fait habituellement d'une science rigoureuse. On pourrait ensuite dire que la caractéristique de cette œuvre, à tout le moins non figurative, est sa conception systématique et son développement par niveaux logiques. Mais là encore, cette logique relève parfois de l'aléatoire le plus invraisemblable. Enfin, et contrairement à tout un courant de l'abstraction moderne et contemporaine, l'œuvre de Morellet est totalement matérialiste et n'aspire à aucune vérité spirituelle ou ontothéologique.

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Francisco Sobrino, architecte du mouvement.

Francisco Sobrino, architecte du mouvement.

Le Groupe de recherche d’art visuel (GRAV) réunissait Horacio Garcia Rossi, Julio Le Parc, François Morellet, Francisco Sobrino, Joël Stein, Yvaral.

Seuls deux artistes du groupe témoignent encore de cette période : Julio Le Parc et François Morellet, ce dernier s'étant écarté quelque peu de la tendance dominante du groupe, l'art cinétique et lumino-cinétique, pour se diriger vers un art concret épuré qu'il présente aujourd'hui encore (tout récemment à la galerie Kamel Mennour à Paris).

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Julio Le Parc, art cinétique

Julio Le Parc, art cinétique

Quelle est la valeur d'un tableau ou d'une sculpture de Julio Le Parc

Figure historique de l'art cinétique, l'Argentin Julio Le Parc, né en 1928 à Mendoza, vit et travaille à Cachan. Après s'être formé à l'académie des Beaux-Arts de Buenos Aires, il effectue son premier voyage à Paris en 1958. Là, il rencontre la galeriste Denise René et l'artiste Victor Vasarely dont, la même année, il a découvert les œuvres en compagnie de ses compatriotes Garcio-Rossi et Sobrino au musée des Beaux-Arts de Buenos Aires. Avec Sobrino puis Morellet, Le Parc met au point un système unitaire régissant la surface, les formes et les couleurs, ainsi que leurs relations au plan du tableau : l'élaboration des peintures, de facture neutre, repose sur la répétition et la combinaison de motifs géométriques limités à leurs débuts aux trois non-couleurs (noir, blanc et gris ; Rotation de Carrés, 1959), et étendus à partir de 1969 aux quatorze couleurs du prisme chromatique (Série 29 1/1-1/1, 1970). Fasciné par les qualités plastiques et l'instabilité de la lumière, Le Parc réalise ses premières expérimentations en 1960 : des mobiles qu'il dispose dans de petites boîtes ou sur des panneaux de couleur unie afin d'observer l'action de l'éclairage artificiel sur la perception de la forme (série des Continuels-mobiles, 1960), des projections lumineuses, des rayons de lumière en mouvement, etc.

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Hugo Demarco, art cinétique

Hugo Demarco, art cinétique

Hugo Demarco, quelle cote aujourd'hui ?

Hugo Demarco est né le 13 juillet 1932 à Buenos Aires, en Argentine. Sa formation à l'École des beaux-arts de la capitale sud-américaine est des plus consistantes, et le jeune professeur de dessin et de gravure qu'il devient en 1957 est nourri de culture moderne, en particulier de celle que l'Europe a su produire, un intérêt que conforte sans doute son origine italienne. Aussi, comme nombre de ses contemporains, ses regards se tournent vers Paris, où il s'installe au tournant des années 1960 et où il va vivre, sauf pendant ses séjours italiens dans la ville de Brescia. Ingrate Paris, puisque s'il y a vécu et travaillé, elle n'est sans doute pas le terrain de sa plus grande reconnaissance, alors qu'il a exposé dans toute l'Europe à partir de 1960 (avec Denise René pour la première fois en 1961, et pour la dernière en 1994), aux États-Unis (par exemple en 1965 à l'exposition The Responsive Eye à New York) et en Amérique du Sud (à Buenos Aires, à Caracas). Ses œuvres ne sauraient pourtant manquer au catalogue d'expositions thématiques telles que Kunst-Licht-Kunst au musée d'Eindhoven en 1966, Lumière et mouvement en 1967 au musée d'Art moderne de la Ville de Paris ou L'Art en mouvement à la Fondation Maeght à Saint-Paul-de-Vence, en 1992. Mais ses amitiés nombreuses, de Sonia Delaunay à Julio Cortázar ou parmi les artistes sud-américains de Paris comme Julio Le Parc ou Carlos Cruz Diez, et ses relations sans défaut avec Denise René font cependant de lui une figure bien parisienne.

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